NOÉ - Thierry Malandain - Création

NOÉ - Thierry Malandain - Création

Du 10/05/2017 au 24/05/2017

Théâtre National de Chaillot


CRÉATION 2017

Avant-Première au Teatro Victoria Eugenia de Donostia / San Sebastián les 14 et 15 janvier 2017

Première au Théâtre National de la danse de Chaillot (Paris) du 10 au 24 mai 2017

musique Gioachino Rossini (Messa di Gloria)

chorégraphie Thierry Malandain

décor et costumes Jorge Gallardo

conception lumière Francis Mannaert

réalisation costumes Véronique Murat

Ballet pour 22 danseurs

Durée 70’

Coproduction Théâtre National de la danse de Chaillot (Paris), Opéra de Saint-Etienne, Donostia Kultura - Teatro Victoria Eugenia de Donostia / San Sebastián - Ballet T, CCN Malandain Ballet Biarritz. 

Partenaire Opéra de Reims, Pôle Culturel du Marsan, Theater Bonn (Allemagne), Forum am Schlosspark – Ludwigsburg (Allemagne) 


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A travers le mythe du Déluge, commun à diverses traditions, la figure réjouissante de Noé incarne une sorte de rupture dans l’histoire de l’humanité. Résumant le passé et préparant l'avenir, elle symbolise la naissance d’un nouveau monde, meilleur que le précédent. Une seconde Création gommant la première altérée par le mal et la défaillance des hommes. Par conséquent, un nouvel Adam, non pas tiré de la terre, mais tiré de l’eau, qui dans la Genèse intervient d’abord comme un élément mortel avant d’être symbole de vie, puisqu’au sortir de l’Arche, à la fois matrice et berceau, Noé et les siens vont repeupler le Monde.

Ce récit qui fait suite à des épopées de même nature s'interprète à plusieurs niveaux. Ainsi, Saint-Augustin s’essaya à démontrer que les proportions de l’Arche correspondaient à celles du corps humain, « qui est aussi le corps du Christ, qui est aussi l’Église », tandis que Paul Claudel fit de l’Arche salvatrice une cathédrale, une nef naviguant dans le ciel.

On peut aussi imaginer faire de Noé un être humain collectif montant dans l’arche de lui-même, pour liquider une existence passée et repartir de zéro en allant puiser de nouvelles énergies dans les abysses de son être. C’est pourquoi, excepté la colombe, signe d’espérance d’une nouvelle vie, nous n’embarquerons pas l’intégrale des animaux, juste une humanité en mouvement, figure symbolique et dansante de Noé aux rayons d’un soleil nouveau.

Thierry Malandain