CRÉATION IN SITU / CCN2 - YOANN BOURGEOIS

CRÉATION IN SITU / CCN2 - YOANN BOURGEOIS

Du 03/10/2017 au 14/10/2017

Panthéon - Paris


+ d'info

Dans le cadre de l'opération Monuments en mouvement du Centre des Monuments nationaux en partenariat avec le Théâtre de la Ville - Paris

Conception et mise en scène Yoann Bourgeois
La Balance de Lévité conception Marie Fonte et Yoann Bourgeois
Scénographies Yoann Bourgeois, Goury
Création musicale Florantin Ginot et Lola Malique
Collaboration musicale Dirk Rothbrust
Réalisateur en informatique musicale Martin Antiphon
Son Antoine Garry
Lumière Jérémie Cusenier
Costumes Sigolène Petey
Costumes de La Balance de Lévité Ginette
En collaboration avec Joël Chevrier, professeur de physique
Avec Yoann Bourgeois, Estelle Clément-Béalem, Raphaël Defour, Sonia Belbost-Henry, Damien Droin, Marie Fonte, Emilien Janneteau Elise Legros, Jean-Yves Phuong, Lucas
Struna, Yurié Tsugawa
Réalisation scénographies David Hanse et Nicolas Picot (C3 Sud Est)
Maîtrise d’oeuvre et construction Amethys, C3 Sud Est, Cenic construction, Ateliers de la MCB° Maison de la Culture de Bourges
Régie générale David Hanse
Régie plateau Audrey Carrot
 


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LA MÉCANIQUE DE L'HISTOIRE,
UNE TENTATIVE D'APPROCHE D'UN POINT DE SUSPENSION
EXPOSITION VIVANTE AU PANTHÉON

La physionomie du Panthéon, en forme de croix grecque, présente dans chacune de ses branches un cercle. A la croisée de ces branches, un cinquième cercle, central, voit osciller une boule en laiton, accrochée à un fil fixé au plus au point de la coupole, qui apporte la preuve expérimentale du mouvement terrestre : le Pendule de Foucault.
Mes dispositifs scénographiques, à la manière du Pendule, cherchent à amplifier des phénomènes physiques élémentaires et à rendre perceptibles les forces qui interagissent en permanence sur la terre. Ces dispositifs sont circulaires, se donnant à voir de toute part, ouverts à la multitude des points de vue.
Cependant, à la différence du pendule, ces agrès mettent en mouvement des hommes et des femmes. Ainsi, l’humanité (re)présentée se trouve “traversée” par les forces mises en jeu au sein de ces scénographies.
Ces hommes et ces femmes sont alors des vecteurs plutôt que des acteurs.
C’est ainsi que j’imagine “les Grands Hommes”, à qui la patrie se veut reconnaissante comme il est inscrit sur le fronton du Panthéon : des individus traversés par des puissances historiques, révélant par leur présence les rapports de forces qui s’exerçaient à telle ou telle époque.
Ces dispositifs physiques éloquents tentent alors de manifester, à travers les hommes et les femmes qu’ils mettent en jeu, la mécanique de l’Histoire.

Yoann Bourgeois, 2016